Yasmine

Comment as-tu connu le Petit vélo jaune ?

J’ai connu le Petit vélo jaune à l’hôpital, à la maternité. Il y avait un dépliant du Petit vélo jaune sur la table de la salle d’attente. Je l’ai emporté et ai demandé ensuite à l’assistance sociale ce que c’était cette association. C’est comme cela que j’ai fait ensuite appel à eux.

Pourquoi avais-tu besoin du Petit vélo jaune ?

Auparavant je n’avais jamais fait appel à une association. Mais là, je savais que j’allais avoir besoin d’aide. Déjà moi je n’étais vraiment pas bien à cette période-là, tant physiquement que psychologiquement. Et puis comme c’est mon premier enfant, j’avais surtout peur d’être seule, d’être seule avec mon fils. Et je perdais complètement espoir. En fait, j’avais aussi besoin d’aide pour que mon fils naisse dans de bonnes conditions.

Tu as donc contacté le Petit vélo jaune et tu as rencontré Carine, ta coéquipière. Le contact a-t-il été facile ?

Le contact s’est fait tout seul. Evidemment on a du apprendre à se connaitre, à se faire confiance. Surtout qu’au début, Carine était là dans des moments assez difficiles pour moi. Au départ, moi je prenais tout ce que Carine me proposait. Il faut dire que je ne voulais plus trop sortir de chez moi, que je restais dans ma bulle.

Après 4 ou 5 visites de Carine, j’ai repris confiance en moi. J’attendais d’ailleurs impatiemment le jour où elle allait venir. Pour moi c’était une joie.

Les visites de Carine étaient donc importantes dès le début ?

Oui. Avant j’étais quelqu’un de très ouvert, de très social, qui va spontanément parler aux gens, même si je ne les connais pas. J’aimais le contact avec les autres. Mais j’avais complètement perdu cet enthousiasme. Et je m’enfermais ici, seule avec mon fils. Carine m’a aidé à ressortir, à reprendre goût à la vie et à reprendre mon sourire.

Et depuis, vous vous voyez régulièrement ?

Oui, on essaie de se voir au moins une fois par semaine. On s’arrange entre nous, on ne suit pas un calendrier rigide. Souvent on se voit chez moi mais on a déjà aussi été manger ensemble, boire des verres, se promener au parc. Parfois on s’appelle aussi, juste pour dire coucou. On s’amuse beaucoup, on rigole, on ne voit pas le temps passer. Et puis quand elle est ici, Carine s’occupe beaucoup de mon fils, ce qui me permet de faire autre chose pendant ce temps-là, des choses que je n’arrive pas à faire si je suis seule avec lui.